La Petite Histoire

point d’interrogation

février 22nd, 2010

Au bout de toutes ces années de questionnement, il faut savoir que j’ai définitivement décelé la panne : mon cerveau a un blocage au niveau de la compréhension du comment ça marche.

J’ai donc bien acheté le nom « la petite histoire » donc il est protégé.

C’est vraiment super.

J’aurais vraiment voulu avoir un site blog qui va bien, mais je ne sais pas le faire.

Alors voici la photo du header. J’ai décidé de ne plus y passer mes journées pour zéro résultats, voire pour au final faire un truc incompréhensible où c’est toujours Jane qui me répare le bordel et qui prend sur son temps pour déficeler des imbroglii sans nom.

Je n’arrive DEFINITIVEMENT pas à personnaliser tout ça, lire les statistiques que Jane toujours m’a installé, mettre ce header à la place de la petite souris installée par Jane, mettre des favoris et des liens et des tags et des machins et la communauté de bloggueuses qui va bien et Hello Cotton que je fais tout foirer quand j’essaie d’installer le bouton qui va avec.

En attendant, je lis Nicolas Rey, et je monte sur le manège, en pleurs*, à la fin de « arrêtez le monde, je voudrais descendre »

(encore faut-il que j’arrive à insérer une image sous cet article)

* je vais souvent au théatre, spectacle, expo etc, et je préfère noter quand ce dernier m’émeut, parce que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, je suis très rarement émue, du coup, quand je le suis, je suis émue d’être enfin émue, en plus d’être émue par autant de beauté, grace, et autant, surtout, de profondeur artistique (aka le phénomène je rentre dans la toile comme la sensation la dernière fois que j’ai revu « déjeuner sur l’herbe »)

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©virginie marielle/ADAGP/2009 // ©la petite histoire

J’ai été tagguée par Libelul

février 8th, 2010

- J’ai vachement de mal avec le tableau de bord de Wordpress

- C’est vraiment pas mon truc d’écrire dans un blog

- Heu, j’ai beaucoup de mal avec le fake

- Est ce que je dois mettre des bullet points ou raconter une histoire ?

- C’est la première fois que je me fais tagguer.

- Moi, mon chéri je l’ai rencontré au ski alors que j’avais décidé de faire une croix temporaire sur les mecs, ce qui m’a plu chez lui c’est qu’il n’était pas cynique et qu’il m’a gardé un Flamby de la cantine parce que j’avais loupé le dej parce que j’étais retrouné sur les pistes parce que je ne trouvais plus ma copine et que je pensais qu’elle était tombée dans un trou et qu’elle allait mourir de froid toute la nuit et qu’en fait, elle était rentrée plus tôt pour déjeuner tranquille, sans me prévenir.

- On a tout de suite su qu’on aurait un bébé ensemble, peut-être même 4, mais ça c’est moins sûr quand même.

- Pour la St Valentin, si je ne lui dis pas de me faire un cadeau ou de m’acheter du mimosa, il n’y pense plus. Avant il m’emmenait au Maroc, au Mexique, me faisait des surprises, maintenant il travaille tout le temps et son temps libre, il préférait le passer plus souvent chez ses parents (ça aussi c’est peut-être finalement fake ce que je dis pas vrai ?)

- Je ne sais pas ce que je vais devenir, ce que j’écris c’est vraiment mauvais.

Les années ‘10 seront

janvier 7th, 2010

Oui bon bah moi, la réponse je l’écrit ici, parce que les règles du jeu, si un jour j’avais su les respecter, je ne serai pas là où je… oulala

Blabla

J’adore ta mood board en tous cas.

NICOLAS P.

décembre 11th, 2009

A la mode de Perrec, ça pourrait donner un je me souviens, c’était en 2001/

À Assas, Paris II, ce truc de l’histoire de la communication et de la culture de tout ça.

Ni toi ni moi n’avons jamais passé le diplôme. Alors que je crois que surtout toi, avions largement le niveau de ces petits professeurs frigides rigides et laids. Nous étions même au-dessus d’eux. C’est évident maintenant.

Tu te souviens aussi. J’avais bien rigolé à présenter cet exposé ridicule sur je ne sais plus quoi. J’étais déjà dans la performance. J’étais diplômée des Beaux-Arts. Je venais d’avoir le Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique après 5 ans de putain d’études. J’avais passé un an à San Francisco. Je venais aussi d’obtenir une licence d’arts plastiques. Je vivais à Paris depuis 2 ans.

Et je jouais à l’étudiante à la fac.
Je faisais mon ridicule exposé sur je ne sais plus quoi avec cette fille débile.

Et toi tu étais assis au premier rang.

Et c’est toujours tellement plus facile de parler du passé.

Je suis tellement contente de t’avoir retrouvé aujourd’hui. Je pensais que tu étais définitivement parti loin de moi et de tout.

Mais c’est moi qui me suis trompée.

C’est quand même super facile de faire du Perec.

Tu venais juste d’avoir 23 ans.

Tu sortais de l’adolescence mais pas que quand même. Tu avais gardé ton blouson pendant tout mon exposé.

Et j’avais tellement peur de ce que tu aurais pu penser de mon minable exposé.

L’autre jour je suis passée devant le bar où on a fait connaissance, à coté de la bibliothèque de france, quand on était sortis de l’INA. Je l’ai dit à David. Je lui ai dit, tiens ici, c’est là que j’ai pris un café avec Nicolas, pour la première fois.

Et ça l’a énervé.

Puis l’autre jour sur le périph sous la pluie. Et j’ai retrouvé les rushs de cette vidéo qui s’appelle :

« grèves de RER

Voies sur berges rive gauche innondées

Vend d’ouest variable

Ciel très nuageux

S’intensifie dans l’après midi

Minimum 3°/5°

Maximum 12°/13° »

Je ne sais pas si je l’ai un jour montée.

Et toi et moi c’est pour ça qu’on est venus à Paris.

Et je suis contente de t’avoir retrouvé aujourd’hui.

De toutes les musiques, celles que j’écoute tout le temps c’est Prince et Imbécile d’Olivier Libeaux. Je crois que de loin en loin on a un peu grandi ensemble. Aujourd’hui, je pense beaucoup à toi quand je pense à l’intelligence et à la brillance chez les gens.

Je me demande toujours « quest-ce qu’en penserait Nicolas ? ». Si je fais des photos de merde, que pensera Xavier et Nicolas et David ?

Moi aussi je veux travailler avec Nicolas. Je veux qu’on fasse un film. Je veux écrire une histoire.

Je veux qu’on écrive une pièce de théatre. Qu’on la mette en scène. Je veux faire un dessin. Je veux qu’on rit comme tant de fois tu me l’as proposé. Mais à chaque fois je pensais que tu te moquais de moi. J’ai jamais cru que tu était sérieux.

Avec ton blouson tout fermé. Et ton appartement à côté de cette école de commerce que je quittais le midi pour venir te voir.

Et je ne sais plus qui est Luigi.

Tu te rends compte toutes ces années qui viennent de passer.

Nicolas.

Le vieux monsieur fou

juillet 17th, 2009

Hier, en allant dans une librairie afin d’acheter le magazine Blast dans lequel 3 de mes  photos ont été publiées et que je n’ai pas trouvé parce qu’en fait il n’est pas encore sorti, je me suis approchée des agendas Moleskine puisque j’étais avec Julia qui habite en Guyane mais qui est en France quelques jours, quand tout à coup, un vieux monsieur barbu SDF m’a donné un violent coup de pied dans le tibias alors que je me trouvais à quelques cm de lui.

Il a exprimé 2 mots dans une langue incompréhensible et m’a donc frappée au tibia.

J’ai encore tapé mon scandale parce que j’avais l’impression que personne ne réagissait.
Mais en fait, la direction était déjà en train d’appeler la Police qui m’a fortement conseillée de porter plainte.

Le type ensuite a déambulé dans la librairie, moi je me cachais parce que j’avais super peur et que j’avais l’impression qu’il voulait m’attaquer de plus belle.

Ensuite je suis allée déjeuner avec ma copine puis je suis allée au Commissariat où c’était l’ébullition « ah c’est vous la jeune fille qui s’est faite agresser, on vous attendait »

« Ah c’est elle la jeune fille »

« Ah on n’avait pas votre identité, on vous cherchait »

Je les ai remercié un par un pour m’avoir traîté de « jeune fille », je leur ai dit que ça faisait plaisir.

Je ne te dis pas comment tous, je ne sais pas pourquoi, ils venaient les uns après les autres dans le bureau pour voir la fameuse jeune fille…
J’ai pas compris. Et ça allait à coups de « bonjour Major, Bonjour Major, Major, Bonjour, Bonjour Major, vous allez bien Major…Etc »/

Moi j’ai été reçue par la Major en question, puis par une nana qui ne parle pas aux civils, ou alors par l’intermédiaire d’un autre policier : « comment s’appelle-t-elle ?’
- Je m’appelle Virginie
- Quelle est son adresse ?

Bref.

Puis une femme qui aime bien Mylène Farmer m’a reçue dans son bureau, je lui ai posé plein de questions sur la PJ, la JTT, les IJT, l’Hotel Dieu, le formulaire X21ZZ, ça veut dire quoi être déclaré « J12″ ???

Elle m’a dit que la série « PJ » et la vraie vie n’avaient rien à voir entre eux.
J’ai dit que j’étais pas étonnée en fait.

Je lui ai demandé si c’est parce qu’elle était plus gradée que les autres si elle n’avait pas le costume de policière ?
Elle m’a dit non. J’étais déçue parce que dans « PJ », c’est le cas.

Bon.
On m’a remerciée, on m’a dit que le gars avait été interpellé, j’ai rencontré les gardiens de la paix qui l’avaient interpellé au coin d’une rue. Que grâce à moi on allait prendre soin de lui et de sa folie.
Merci Madame, vous déclarez donc… Etc.
Voici le numéro de l’aide aux victimes.

J’ai un bleu énorme sur la jambe, j’ai super mal.
Mais ça va.

Je vais quand même chez l’osthéo parce que j’ai un torticolis géant en revanche;

Je n’ai toujours pas bien compris pourquoi tout le commissariat  était tellement à fond sur cet individu fou interpellé qui déclare être né en 1968 alors qu’il en parait 20 de plus, de cette jeune fille agressée (moi, mais ça va quand même), de tout ça qui n’est qu’un fait divers de rien du tout et du temps et de l’énergie que ça a pris pour résoudre l’affaire. Alors qu’au final, le gars sera libéré dans la rue, voué à lui-même et à sa folie puisqu’il n’y a pas assez de places en HP.

Le concept de la win tuch (touche ?)

juillet 9th, 2009

C’est un concept, quand au hasard de la journée placée sous le signe de la bonne étoile, que tu comprends et sais caresser pour mieux en apprécier la vibe.

La vibes. La vaïbsse.

Bullet point de ma journée de la win :

- projet professionnel validé

- devis accepté

- 1ère facture envoyée

- paiement demain

- je vais enfin officiellement faire ce pour quoi j’ai tout quitté un jour

- présentation de moi-même rédigée par une journaliste de talent qui touche

- acceptation de la part de cette journaliste de talent de rédiger cette présentation pour moi (mercizzz!!!!)

- crèche OK pour 2 jours de plus pas prévus cet été

- je pourrai donc photographier comme il se doit l’exposition en question

- interview d’une journaliste concernant ma vie de maman

- enregistrement d’une émission avec moi-même sur le plateau pour une diffusion le 1er septembre (toujours pour cette émission de maman)

- demain voyage en voiture avec des gens formidables et brillants (comme ça ne se rencontre pas à chaque coin de rue, ça te donne une respiration vitale à ta vie quand tu passes autant de temps avec ces personnes)

- ma fille marche presque

Journée à donc marquer sur un blog car belle journée.

ps : avec l’argent promis, je vais pouvoir renflouer mes 1500 euros de découvert, m’acheter une nouvelle optique et manger des sushis !

Si ma tante en avait…

juin 30th, 2009

Si j’avais une passion dévorante pour les chaussures (j’en ai une mais vu que ma passion ne s’arrête qu’aux chaussures à pas moins de 300 euros, je roule en Scholl, au moins ça ne fait pas mal aux pieds)

Si j’étais une férue de mode (pareil que pour les chaussures, donc je mise sur les accessoires- tu parles)

Si j’étais bonne dessinatrice.

Si j’avais un papa ou une maman journaliste, ou dans la mode, ou dans l’art ou même dans la vraie vie.

Si j’avais des considérations hautement intellectuelles : ma mèche à droite ou à gauche, la couleur de mon petit top, les poils de mon mec, me moquer un peu des gens, gentiment évidemment (je préfère me moquer méchamment en fait), mes keupines, toussa.

Si j’étais un peu branchée.

Si je savais transformer les relations (ah bon tu bosses dans l’édition ? Attends voilà ma carte, mon site internet)./

Si je savais créer les relations.

Si je savais gagner de l’argent pour le travail que je fais.

Ben avec tous ces SI, c’est sûr, j’en serais moins désolée/

Le Vélib

juin 5th, 2009

Hier, pour la première fois depuis la mise en service des Vélib, j’en ai donc fait.

Du Vélib.

Depuis juillet 2007, entre la grossesse et le bébé tout petit et la peur de faire du vélo à Paris et tout le reste, je n’avais donc pas eu l’occasion.

Mais là, je suis passée de l’autre côté du miroir.

Enfin, du miroir…

Disons que je constate encore une fois que tu as beau être la même, les gens en face de toi te considèrent en fonction de ce que tu es en train de faire au moment où tu le fais.

Je répète : quand tu prends le train tu es un voyageur, quand tu roules sur le périph tu es un francilien, quand tu achètes une baguette, tu es un client et quand tu portes en bébé dans le ventre tu es donc enceinte.

Quand tu portes ce même bébé tout petit dans ton porte bébé, tu es une douce maman qui n’attire que des tête penchées sur le côté, le sourire béant et tu es un peu juste la reine du Monde parce que tu portes en ton sein un être innocent et fragile et ça te donne toute la légitimité de la terre.

Cependant quand tu es sur une Vélib, tu te fais insulter.

Mais ça, ça ne se voit pas au premier coup, quand tu es piéton et que tu croises un Vélib, par exemple. Et pourtant tu te dis pourquoi personne n’insulte ce énième Vélib qui grille le feu rouge et qui manque de t’écraser avec ton petit bébé si fragile dans les braas ?

« Saleté de putains de vélib qui ne respectent rien tiens. »

« Vas donc eh connard ».

Depuis hier, donc, je te le dis tel quel : eh si, les Vélibs se font insulter toute la journée.

Un gars m’a dit un truc dans la figure qui m’a fait peur, je me suis arrêtée et je lui ai dit un truc du genre « t’es pas un peu con gros débile toi », il a répondu « blfjkhfekdhjhdjhjh », je l’ai regardé dépitée, il m’a alors rétorqué du tac o tac « t’es pas belle ».

Je l’ai alors tué en ajoutant « t’as vu ta chemise ? chemise de plouc » (à peu près quoi). Alors là, je l’ai éradiqué direct.

Puis ça a continué. Jusqu’au Franprix alors même que j’étais descendue du Vélib et que je poussais ma poussette. J’ai parlé beaucoup plus fort que la petite vieille qui n’entendait pas mes excuses (elle m’a sentie trop près d’elle avec ma poussette… ?).

Ça n’a pas suffit, elle voulait que je fasse rewind et que je ne passe pas si près d’elle avec ma poussette.

Tout le Franprix a pris ma défense et elle s’est ridiculisée.

Cependant rien à voir avec le Vélib.

Je ne grille évidemment aucun feu rouge, je serre à droite, je dis bonjour à la dame, mais rien n’à faire, tu as beau un jour eu porté un bébé dans ton ventre, dans tes bras, il a eu beau ne mesurer que 55 cm, suscité la tête penchée du challant, rien n’à faire :

si tu es sur un Vélib tu n’es qu’une grossse conne pas belle.

Et là, tu te dis « ben ça alors, quand même »

le petit printemps

mai 27th, 2009

Toutes façons quand il fait trop chaud, j’ai trop chaud.

Si je n’ai pas un coin d’eau où me tremper dans les parages quand il fait un temps d’été, je suis de mauvaise humeur. Surtout quand je décide d’aller au parc et que ma fille marche dans la première merde de chien alentour.

Va nettoyer de la sale merde de chien collée à un petit pied de bébé de 1 an quand tu as décidé de profiter de cette belle journée de Printemps parisien.

Tiens.

Aujourd’hui, tu l’auras compris, le temps est orageux.

Il fait frais.

C’est hyper tendu.

Quand je suis sortie de chez moi, (ou quand je suis rentrée de l’atelier) tout le quartier était bouclé par les pompiers, les policiers, les voleurs, bref, la pagaille.

Me suis dis « houu ».

Puis j’ai croisé une voiture de flics qui s’est garée très vite et très mal. Juste en sortant de chez moi, et là, attention, diversion :

j’habite un peu comme qui dirait dans le cœur qui bat de la capitale. C’est à dire que de mes fenêtres, je sens vibrer, ou non, un peu la société. C’est à dire que dès qu’il y a une manif, c’est sous mes fenêtres. Ou dès qu’il y a un match de foot pour la coupe du monde (ce soir par ex et la ligue des champions) eh bien, ma rue porte les couleurs du match.

Ma rue est historique et mon quartier est le symbole de la démocratie ce qui me plait pas mal et ce qui explique le fait que je n’habite toujours pas dans le Sud ensoleillé des pélardons.

Ceci étant, donc, quand il y a de l’orage dans l’air, ça se sent dans ma rue. Et les sirènes de pompiers qui me réveillent à 5h du matin parce qu’un gars s’est fait casser la gueule par un autre gars qui lui dit « tu saignes là, tu peux pas rentrer chez toi comme ça, faut te faire recoudre » me rappellent que ma rue est dingue.

Donc, en sortant de chez moi tout à l’heure, j’entends le voisin du bar qui dit à un autre voisin un truc qui me fait penser qu’un voyou est parti en courant.

Quand je croise la voiture de flics mal garée dont sortent 4 flics en courant et se dirigent vers le début de la rue, je me dis ah, ils vont coincer le voyou qui s’est tiré en courant.

Puis je croise plein de gens énervés.

D’autres.

Je suis sortie de chez moi parce que je pars à la crèche. Il est 18h. Je passe devant le patron du bar qui s’engueule avec quelqu’un au téléphone.

Je me dis alors qu’il y a de l’orage dans l’air. Je me dis que j’aime bien quand il ne fait pas si chaud et que je suis à Paris.

Les quelques moments de bonheur où je retrouve ma fille à la crèche filent et je repasse devant le même patron du même bar qui s’engueule toujours avec la même personne au téléphone.

30 minutes après mon premier passage.

Je rentre chez moi. Et je me rappelle combien j’habite dans un quartier qui ressent vibrer les gens qui y vivent, et quand son cœur palpite, je suis en plein dedans. Et je me souviens, donc, pourquoi j’aime toujours cette ville.

Qui pue. Et qui est bruyante. Et dans laquelle les bébés marchent dans la merde des chiens de merde dans les parcs./

Mais c’est pas grave. Parce que ça vibre.

(ps : ressentir vibrer, c’est un truc de ouf)

la bonne histoire qui continue

mars 18th, 2009

Mais c’est parce que je ne l’ai pas dit ici mais tous les jours, on me demande son chemin.

Pardon Madame, quand ce sont des hommes c’est Pardon mademoiselle, la rue Pelée, elle est ???

Bonjour Madame Mademoiselle, les Assedics c’est par où ?

Hier, pardon Madame, le numéro 62 c’est encore loin ? Je regarde le numéro sur l’immeuble, n° 42, je lui dis ben c’est dans 20 numéros. Ici c’est le métro Richard Lenoir, c’est quel métro qui est indiqué sur votre papier ? Ben Richard Lenoir, bon alors c’est bon. Le type se rend alors compte qu’il m’a demandé son chemin sans aucune raison, il s’excuse mais il est content quand même. Tout à l’heure, aux assedics Pole Emploi, un gars qui passait m’a dit bonjour.

Alors en sortant du Pôle Emploi (cf article ci-dessous), j’ai croisé encore un gars qui m’a demandé où était l’agence d’intérim qui était par là avant.
Je me souviens de cette boîte d’intérim parce que souvent, en passant devant pour aller donc à l’ANPE Pôle emploi, je me disais, c’est con, si t’étais carreleur, tu aurais du travail. Ou même électricien ou n’importe quel métier dans le bâtiment. Je me suis souvent imaginée entrer quand même dans l’agence pour voire. Puis j’ai pas du tout envoe d’être carreleuse alors j’ai laissé tombé toutes ces histoires que je me raconte sans cesse en permanence.

C’est alors que je lui dis qu’ils ont dû partir. Déçu, il confirme que je dois avoir raison. Ben oui.

Pis, je vois alors « laser graphie » sur une vitrine. Je me dis ben ça alors, ils auraient déménagé du boulevard Richard Lenoir ou bien ils se sont agrandis. J’entre, et là, en m’approchant de la porte d’entrée, que vois-je ? Un papier ent-ête de la boîte d’intérim qui informe qu’elle a déménagé et qui communique sa nouvelle adresse.

Je hèle donc le monsieur qui repartait et je lui annonce la bonne nouvelle. Monsieur, regardez, ils sont là maintenant.

Le sourire jusqu’aux oreilles du monsieur a réchauffé mon plexus déjà orange d’irradiation de la bonne énergie des 1500 euros cf article toujours ci-dessous.

Le soleil brillant et la journée commençant ainsi, je me suis dit alors, va vite raconter tout ça sur ton blog.