Ce matin, j’ai fait de la méditation taoïste
Jeudi, juin 17th, 2010A 8h30.
Comment je pourrais arrêter de relier les points de la vie ?
Je pense qu’il faudrait que je le fasse, mais je ne peux pas m’en empêcher.
Avant-hier, je racontais la fois où j’avais découvert Pierrick Sorrin en 1995. Ma plongée dans l’art contemporain, la découverte d’une des rares réponses que j’avais trouvée au sens de la vie.
Et ce matin, à 10h30, je prends un café avec quelqu’un, qui, à l’époque n’avait pas pu me recevoir lors d’un rendez-vous que j’avais pourtant réussi à décrocher.
Et je lui raconte ma vision de l’art et ce qu’il est possible et intéressant, à mes yeux, d’en faire. Comme ce spectacle donc.
Et je lui parle de cette exposition de 1995.
Il me répond alors, en toute évidence comment n’y ai-je pas pensé quelle tarte je suis, qu’il connait bien cette exposition puisque c’était lui qui en était le commissaire.
Si j’étais illustratrice, je sais très bien quelle expression j’aurais alors dessinée.
Ces trois points de suspension et cette tête d’ahurie que je suis. Cet air de cruchasse que je suis aussi. Et ce vide interplanétaire qui s’en est suivi et qui n’a pas duré trop longtemps finalement.
Et surtout ces points qui se sont, une fois de plus, reliés, les uns avec les autres. Comme ça, dans l’univers, au milieu de ce café de l’Industrie, à 10h30 après ma méditation taoïste.
En attendant, hier soir, je voulais vous dire que je suis allée voir une pièce que je vous conseille car elle est rudement bien, drôle, hyper bien jouée et vraiment très chouette, ça s’appelle « Des Amours » écrite dans les années 30 par Dorothy Parker mise en scène par une fille drôlement sympa (sisi je la connais, c’est la sœur d’une amie alors tu vois), et les 3 comédiens sont vachement bons. Heureusement que je ne suis pas critique de théâtre, mais n’empêche que comment dire plus que ça : ils jouent vraiment bien. Tu vois. Et si tu achètes directement en ligne, ça te fait la place à 10 euros.
Le théâtre des Artisans se trouve dans un immeuble moderne près du canal de l’Ourq. C’est à dire qu’à la place d’avoir un 3 pièces cuisine, nous avons une billetterie, une scène, des chaises, un rideaux et des coulisses.
Et j’ai reçu mes places pour le Festival d’Automne.
Demain, la suite du « Carnet Rouge » de
Mathieu Simonet (la photo est une fois de plus déformée à la publication de l’article, je suis comme Pierrick Sorrin qui a arrêté de chercher comment on retouche une photo numériquement)
Et en PS, j’ai envie d’ajouter que si mon grand père qui a pris cette balle dans la tête, un 17 juin 1940, ne s’en était pas sorti grâce à la force qui fait ce qu’il est, ben rien. Juste tous les 17 juin, tous les ans, je me réveille en me demandant quel est ce jour si particulier dans notre famille. Et de tous ces tabous émotionnels qui nous empêchent, à tous, d’en parler, depuis 60 ans, et de cette histoire répétée, il y a 30 ans. Et dont on ne parle toujours pas. Malgrè la mort qui, cette fois-ci, s’en est suivie. Et du fracas familial qui en a découlé.





