Le Vélib
Hier, pour la première fois depuis la mise en service des Vélib, j’en ai donc fait.
Du Vélib.
Depuis juillet 2007, entre la grossesse et le bébé tout petit et la peur de faire du vélo à Paris et tout le reste, je n’avais donc pas eu l’occasion.
Mais là, je suis passée de l’autre côté du miroir.
Enfin, du miroir…
Disons que je constate encore une fois que tu as beau être la même, les gens en face de toi te considèrent en fonction de ce que tu es en train de faire au moment où tu le fais.
Je répète : quand tu prends le train tu es un voyageur, quand tu roules sur le périph tu es un francilien, quand tu achètes une baguette, tu es un client et quand tu portes en bébé dans le ventre tu es donc enceinte.
Quand tu portes ce même bébé tout petit dans ton porte bébé, tu es une douce maman qui n’attire que des tête penchées sur le côté, le sourire béant et tu es un peu juste la reine du Monde parce que tu portes en ton sein un être innocent et fragile et ça te donne toute la légitimité de la terre.
Cependant quand tu es sur une Vélib, tu te fais insulter.
Mais ça, ça ne se voit pas au premier coup, quand tu es piéton et que tu croises un Vélib, par exemple. Et pourtant tu te dis pourquoi personne n’insulte ce énième Vélib qui grille le feu rouge et qui manque de t’écraser avec ton petit bébé si fragile dans les braas ?
« Saleté de putains de vélib qui ne respectent rien tiens. »
« Vas donc eh connard ».
Depuis hier, donc, je te le dis tel quel : eh si, les Vélibs se font insulter toute la journée.
Un gars m’a dit un truc dans la figure qui m’a fait peur, je me suis arrêtée et je lui ai dit un truc du genre « t’es pas un peu con gros débile toi », il a répondu « blfjkhfekdhjhdjhjh », je l’ai regardé dépitée, il m’a alors rétorqué du tac o tac « t’es pas belle ».
Je l’ai alors tué en ajoutant « t’as vu ta chemise ? chemise de plouc » (à peu près quoi). Alors là, je l’ai éradiqué direct.
Puis ça a continué. Jusqu’au Franprix alors même que j’étais descendue du Vélib et que je poussais ma poussette. J’ai parlé beaucoup plus fort que la petite vieille qui n’entendait pas mes excuses (elle m’a sentie trop près d’elle avec ma poussette… ?).
Ça n’a pas suffit, elle voulait que je fasse rewind et que je ne passe pas si près d’elle avec ma poussette.
Tout le Franprix a pris ma défense et elle s’est ridiculisée.
Cependant rien à voir avec le Vélib.
Je ne grille évidemment aucun feu rouge, je serre à droite, je dis bonjour à la dame, mais rien n’à faire, tu as beau un jour eu porté un bébé dans ton ventre, dans tes bras, il a eu beau ne mesurer que 55 cm, suscité la tête penchée du challant, rien n’à faire :
si tu es sur un Vélib tu n’es qu’une grossse conne pas belle.
Et là, tu te dis « ben ça alors, quand même »
juin 8th, 2009 at 9 h 43 min
Avec tout le respect que l’on doit aux « têtes chenues », ils ou elles sont parfois très intolérants et surtout très impatients dans les files d’attente alors qu’ils n’ont que ça à faire de la journée: leurs courses. Quant au velib…
juin 8th, 2009 at 10 h 18 min
Bonjour Totem !!
Les têtes chenues ahhaha, je ne connaissais pas cette expression. Ici il ne s’agissait même pas d’une file d’attente, la scène se passait au rayon légumes…
Quant aux Vélib, quelque part, je suis rassurée de voir qu’ils se font tout de même engueulés quand ils grillent les feux. Mais ensuite même quand on ne les grille pas, on se fait insulter aussi.
juin 15th, 2009 at 12 h 36 min
Y a quelqu’un?????