le petit printemps
Toutes façons quand il fait trop chaud, j’ai trop chaud.
Si je n’ai pas un coin d’eau où me tremper dans les parages quand il fait un temps d’été, je suis de mauvaise humeur. Surtout quand je décide d’aller au parc et que ma fille marche dans la première merde de chien alentour.
Va nettoyer de la sale merde de chien collée à un petit pied de bébé de 1 an quand tu as décidé de profiter de cette belle journée de Printemps parisien.
Tiens.
Aujourd’hui, tu l’auras compris, le temps est orageux.
Il fait frais.
C’est hyper tendu.
Quand je suis sortie de chez moi, (ou quand je suis rentrée de l’atelier) tout le quartier était bouclé par les pompiers, les policiers, les voleurs, bref, la pagaille.
Me suis dis « houu ».
Puis j’ai croisé une voiture de flics qui s’est garée très vite et très mal. Juste en sortant de chez moi, et là, attention, diversion :
j’habite un peu comme qui dirait dans le cœur qui bat de la capitale. C’est à dire que de mes fenêtres, je sens vibrer, ou non, un peu la société. C’est à dire que dès qu’il y a une manif, c’est sous mes fenêtres. Ou dès qu’il y a un match de foot pour la coupe du monde (ce soir par ex et la ligue des champions) eh bien, ma rue porte les couleurs du match.
Ma rue est historique et mon quartier est le symbole de la démocratie ce qui me plait pas mal et ce qui explique le fait que je n’habite toujours pas dans le Sud ensoleillé des pélardons.
Ceci étant, donc, quand il y a de l’orage dans l’air, ça se sent dans ma rue. Et les sirènes de pompiers qui me réveillent à 5h du matin parce qu’un gars s’est fait casser la gueule par un autre gars qui lui dit « tu saignes là, tu peux pas rentrer chez toi comme ça, faut te faire recoudre » me rappellent que ma rue est dingue.
Donc, en sortant de chez moi tout à l’heure, j’entends le voisin du bar qui dit à un autre voisin un truc qui me fait penser qu’un voyou est parti en courant.
Quand je croise la voiture de flics mal garée dont sortent 4 flics en courant et se dirigent vers le début de la rue, je me dis ah, ils vont coincer le voyou qui s’est tiré en courant.
Puis je croise plein de gens énervés.
D’autres.
Je suis sortie de chez moi parce que je pars à la crèche. Il est 18h. Je passe devant le patron du bar qui s’engueule avec quelqu’un au téléphone.
Je me dis alors qu’il y a de l’orage dans l’air. Je me dis que j’aime bien quand il ne fait pas si chaud et que je suis à Paris.
Les quelques moments de bonheur où je retrouve ma fille à la crèche filent et je repasse devant le même patron du même bar qui s’engueule toujours avec la même personne au téléphone.
30 minutes après mon premier passage.
Je rentre chez moi. Et je me rappelle combien j’habite dans un quartier qui ressent vibrer les gens qui y vivent, et quand son cœur palpite, je suis en plein dedans. Et je me souviens, donc, pourquoi j’aime toujours cette ville.
Qui pue. Et qui est bruyante. Et dans laquelle les bébés marchent dans la merde des chiens de merde dans les parcs./
Mais c’est pas grave. Parce que ça vibre.
(ps : ressentir vibrer, c’est un truc de ouf)
mai 28th, 2009 at 9 h 15 min
ENFIN t’es revenue … on se demandait où était passée la petite souris des ville qui raconte des histoires …
Pour info il y a des parcs sans crottes de chien … mais c’est pas dans le XIème parce que quoi qu’on dise, la démocratie du XIème elle pue. Pas de place en creche pour des gens qui bossent, des rues sales jamais nettoyées, et des responsables de mairies qui répondent jamais à des courriers .
juin 4th, 2009 at 15 h 47 min
A part ça, tu es où de nouveau??